17 août 2014 : Coût de la vie étudiante – Augmentation de 2% à la rentrée

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Comme chaque rentrée, l’UNEF publie son enquête sur le coût d’une année d’étude dans l’enseignement supérieur. Cette année, le coût de la vie étudiante augmente de 2%, un chiffre quatre fois supérieur à l’inflation sur l’année écoulée.

Les principales augmentations : logement et frais obligatoires

La hausse des loyers des petites surfaces continue (+3,1% à Paris et +2% en région) et s’accompagne d’une envolée des charges locatives (+10% à 14% selon le type de logement).

A Rouen, la situation n’est identique à la tendance nationale. Les loyers pour les petites surfaces sont en effet en légère diminution (-1,21%). Cette diminution peut s’analyser par la politique ambitieuse de construction de logements universitaires dans le parc public de l’agglomération de Rouen. Cette politique, intégrée dans le plan 40 000 logements doit se poursuivre dans l’objectif d’un accès plus aisé à l’enseignement supérieur.

A contrario, les tarifs des transports sur le Réseau-Astuce augmentent de 6% cette année, l’abonnement annuel passant de 215€ à 230€ pour l’abonnement Demi-Tarif (délibération du conseil communautaire du 24 juin 2014). L’UNEF condamne cette hausse, contraire aux intérêts des étudiants et au développement d’une mobilité douce.

Parallèlement, le gouvernement a fait le choix d’augmenter les frais obligatoires (frais d’inscription, ticket de restauration, cotisation sécu…) de 0,5 à 1,6%.

Le gel des bourses : un coup dur pour le pouvoir d’achat

Dans le cadre de son plan d’économie, le gouvernement a décidé de geler les aides sociales, notamment les bourses étudiantes. Une décision inédite depuis le début du quinquennat (la revalorisation était de 2,1% et 1% les rentrées précédentes) et qui pénalisera la pouvoir d’achat des 640 000 étudiants boursiers.

Pour la majorité des étudiants, le coût de la vie a augmenté depuis l’élection de François Hollande

Cette année, l’UNEF a calculé l’évolution du coût de la vie depuis 2012 pour différents profils d’étudiants.

La réforme du système d’aide sociale des précédentes rentrées a permis d’améliorer le pouvoir d’achat de 160 000 étudiants (-7,4% du coût des études). Le reste des étudiants a été confronté à une hausse importante du coût des études (+5,5% pour les boursiers et +3,6% pour les non boursiers).

La précarité étudiante remet en cause l’accès à l’enseignement supérieur

Avec 799 euros par mois de dépense moyenne pour un étudiant décohabitant, le coût des études est devenu de plus en plus difficile à supporter pour les familles. Le budget d’un étudiant représentait 43% du revenu médian en 2011, il atteint 48% en 2014.

Le salariat devient de plus en plus pénalisant pour les étudiantsLa proportion d’étudiants salariés à temps plein est passée de 18,5 à 29,6% entre 2006 et 2014.

Le gouvernement doit poursuivre la réforme des bourses

A mi-mandat, la réforme du système de bourses est encore loin de la promesse d’allocation d’autonomie de François Hollande. L’UNEF appelle le gouvernement à continuer le combat contre la précarité étudiante pour qu’elle ne grippe pas définitivement l’ascenseur social dans l’enseignement supérieur.

Dès maintenant, l’UNEF exige une revalorisation des bourses à la hauteur de la hausse du coût de la vie (2%).

Pour la prochaine rentrée, l’UNEF exige un investissement de 200 millions d’euros pour :

– Donner accès à une bourse échelon 0 bis (1000 euros par an) au 100 000 étudiants dont le foyer à un revenu inférieur au revenu médian mais qui sont exclus du système de bourses.

– Augmenter de 50 euros par mois le montant de la bourse maximale (échelon 7 à 550 euros) pour atteindre le montant d’un RSA.

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